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In this article I present together as an aesthetic-political body the study of Oyèrónkẹ Oyěwùmí and some of the Afro-diasporic art-sensitive figures. Both dealing with lucidity and potency effect an awareness of the harmful effects on the imaginary that historically perpetuate a coloniality. From this understanding, an epistemic re-orientation of decolonisation of knowledge occurs with the study of aesthetics, here taken as a politics of defending and healing the colonial wound. The article then focuses on the notion of Ìyá Oxum, from Oyèrónkẹ Oyěwùmí, in which it demonstrates how Afro-diasporic culture, specifically Yoruba, signifies both bodily metaphors and visual metaphors for the thinking and ethics of life. I also propose to think/feel the Afro-Diasporic artistic figures chosen because they are inspired from the cosmogonic influence of Oxum. These artistic figures return to ancestry to give aesthetic body to decolonization, effectively taking a place that gives visibility, legitimacy and authority to the lived experience. Approaches that through writing bring transmission of memory by the encounter of the practice of thought with the final objective to what we call from the beginning the defense and healing of the colonial wound.
Dans cet article, nous présenterons ensemble, en tant que corps esthético-politique, l'étude d'Oyèrónkẹ Oyěwùmí et de certaines des figures sensibles de l'art afro-diasporique. Ce traitement est lucide et puissant dans la mesure qui entraîne une prise de conscience des effets néfastes sur l'imaginaire qui perpétue historiquement une colonialité. A partir de cette compréhension, une réorientation épistémique de la décolonisation de la connaissance se produit avec l'étude de l'esthétique, prise ici comme une politique de défense et de guérison de la blessure coloniale. Ce travail est un travail laborieux de reconstitution pour nous situer au-delà de l'exercice de lutte contre l'hégémonie de la colonialité du pouvoir (QUIJANO, 2008). Cette partie de l'article est consacrée à tracer une lutte anticoloniale pour ne pas perpétuer en esthétique des notions telles que l'épistémicide (CARNEIRO, 2004), ni la nécropolitique (MBEMBE, 2011) ainsi que le pacte narcissique de la blancheur (BENTO, 2002).
Suite à cette prise de conscience d'un tel préambule politique de la décolonisation, il est nécessaire de penser que décoloniser c'est aussi l'expansion de la connaissance à partir d'une ascendance afro-diasporique, la pensée dans la pratique de la pensée et dans les différentes manières de penser et de sentir avec le corps et la puissance de la vie, y compris dans la création artistique. L'article se concentre ensuite sur la notion d’Ìyá Oxum d'Oyèrónkẹ Oyěwùmí, dans lesquelles il démontre avec la culture afro-diasporique, spécifiquement Iorubá, que les métaphores corporelles sont aussi significatives que les métaphores visuelles pour la pensée et l'éthique de vie. Il appelle à un tissage de l'oralité esthétique dans l'expérience vécue, par le biais d'une approche transdisciplinaire qui dépasse l'influence occidentale.
Ce qui ouvre la voie à la dernière partie de l'article, dans laquelle nous présentons comment penser/ressentir les figures artistiques afro-diasporiques inspirées par l'influence cosmogonique d'Oxum. Ces figures artistiques renvoient à l'ascendance pour donner un corps esthétique à la décolonisation, prenant effectivement une place qui donne visibilité, légitimité et autorité à l'expérience vécue. Des approches qui, à travers l'écriture, apportent la transmission de la mémoire par la rencontre de la pratique de la pensée avec l'objectif final de ce que nous appelons depuis le début la défense et la guérison de la blessure coloniale.
Neste artigo apresento junto como um corpo estético-político o estudo de Oyèrónkẹ Oyěwùmí e de algumas das figuras artísticas-sensíveis afro-diaspóricas. Ambos tratando com lucidez e potência efetivam uma tomada de consciência dos efeitos nefastos sobre o imaginário que historicamente perpetuam uma colonialidade. Desde essa compreensão, ocorre uma re-orientação epistêmica de descolonização do saber com o estudo da estética, aqui assumido como política de defesa e cura da ferida colonial. O artigo então se concentra na noção de Ìyá Oxum, de Oyèrónkẹ Oyěwùmí, no qual demonstra como a cultura afro-diaspórica, especificamente Iorubá, significa tanto as metáforas corporais quanto as metáforas visuais para o pensamento e a ética de vida. Proponho também pensar/sentir as figuras artísticas afro-diaspóricas escolhidas porque são inspiradas desde a influência cosmogônica de Oxum. Estas figuras artísticas retomam a ancestralidade para dar corpo estético a descolonização, tomando efetivamente um lugar que renda visibilidade, legitimidade e autoridade à experiência vivida. Abordagens que pela escrita trazem transmissão de memória pelo encontro da prática de pensamento com o objetivo final ao que chamamos desde o início de defesa e cura da ferida colonial.
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