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Vtraque res publica: Quelques réflexions sur une expression latine tardive

  • Autores: Dominic Moreau
  • Localización: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité, ISSN 0223-5102, Vol. 136, Nº. 2, 2024 (Ejemplar dedicado a: Les entourages et le pouvoir dans le monde romain aux premiers siècles de l’Empire), págs. 429-452
  • Idioma: italiano
  • Enlaces
  • Resumen
    • English

      This paper offers a complete historical investigation of the expression utraque res publica, up to the beginning of the Middle Ages. Little attested during the High Empire, it is mainly known through texts from the 6th century, in the context of the affirmation of the existence of an Ostrogothic power that saw itself as the partner of the imperial crown. Obviously, the latter never fully integrated the studied formula in this sense itself, except on a single occasion under Anastasius, addressing the Roman senators directly (and not the king of the Ostrogoths), when relations with Theodoric had already entered a phase of unprecedented deterioration. A full integration of utraque res publica into the vocabulary of the imperial chancery would simply have corresponded to recognising the existence of an Ostrogothic state equivalent to the Empire, and therefore two empires; for Constantinople, the expression, especially in its Greek translations, could only refer to the “imperial pair” of Rome-Persia. In addition to offering a definition of the meaning of utraque res publica in all the testimonies that have reached us, this study is also interested in all the other expressions that are constructed with uterque, utraque and utrumque, to designate the different facets of Later Roman power and its institutions.

    • français

      Le présent article propose une enquête historique complète sur l’expression utraque res publica, jusqu’au début du Moyen Âge. Peu attestée pendant le Haut-Empire, elle est surtout connue par des textes du VIe siècle, s’inscrivant dans le contexte d’affirmation de l’existence d’un pouvoir ostrogothique qui se voyait comme le partenaire de la couronne impériale. Évidemment, cette dernière n’a jamais pleinement intégré sous cet angle la formule étudiée dans son discours, sinon à une unique reprise sous Anastase, en s’adressant directement aux sénateurs romains (et non au roi des Ostrogoths), alors que les relations avec Théodoric étaient déjà entrées dans une phase de dégradation sans précédent. Une pleine intégration d’utraque res publica dans le vocabulaire de la chancellerie impériale aurait tout simplement correspondu à reconnaître l’existence d’un État ostrogothique équivalent à l’Empire, donc de deux empires ; pour Constantinople, la locution, d’autant plus dans ses traductions grecques, ne pouvait renvoyer qu’au « binôme impérial » Rome-Perse. En plus d’offrir une définition du sens d’utraque res publica dans tous les témoignages qui nous sont parvenus, cette étude s’intéresse aussi à toutes les autres expressions qui sont construites avec uterque, utraque et utrumque, pour désigner les différentes facettes du pouvoir romain tardif et de ses institutions.


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