Arrondissement Leuven, Bélgica
L’article interroge la réinsertion des Français et des Belges après leur retour de Syrie. Le premier constat partagé indique que les dispositifs de réinsertion des personnes accusées de terrorisme pour être parties en Syrie sont loin de combler le défaut de cohésion sociale dans le cas des départs vers le jihad. Ce sont plutôt les familles, les mères notamment, qui jouent un rôle central dans la réintégration, et cela depuis la lutte pour le retour de leurs enfants et de leurs petits-enfants.
Fondé sur une enquête au long cours auprès des familles françaises et belges dont les enfants ont effectué le périlleux voyage vers la Syrie en guerre, et des entretiens avec des returnees (ceux qui reviennent), l’article rend compte de différents aspects de l’engagement pour le retour et la réintégration dans la société. Cet engagement des familles est interrompu par des interventions sécuritaires qui le limitent, voire l’interdisent. Pour maintenir le lien et défendre le retour et l’intégration de leurs enfants, des parents courent les risques de la criminalisation et s’exposent aux dangers variés afin de maintenir le lien et d’assurer le retour des « enfants » – plusieurs parents sont poursuivis pour avoir aidé leurs enfants.
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