La « crise de l'endettement » (1981-1982) oblige les pays en développement à rechercher, dans la mobilisation de leurs ressources domestiques, les moyens nécessaires au financement de leur développement. Dès lors, les institutions financières informelles comme les tontines vont rentrer dans le champ de l'analyse économique, notamment à travers les approches en termes de « dualisme financier » et de « l'unification financière ». Les réformes financières engagées dans les pays africains ayant échoué dans leur objectif d'éviction des tontines de la collecte de l'épargne locale, cet article montre qu'il faut alors recourir à la théorie « néo-institutionnelle » pour expliquer la persistance de ces structures. Ce cadre conceptuel apporte un éclairage à la fois sur l'émergence, la persistance ou l'évolution des « micro-institutions » et permet de déceler les éléments porteurs des institutions traditionnelles.
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